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MÉLANOCYTODROME 

 

SARAH CONNAY

     

 

DU 12 MAI AU 6 JUILLET 2016


EXPOSITION ITINÉRANTE DANS L'ESPACE PUBLIC À BORDEAUX GALERIE TINBOX

 

MELANOCYTODROME - SARAH CONNAY - TINBOX GALERIE from L'Agence Créative on Vimeo.

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION MÉLANOCYTODROME, SARAH CONNAY from L'Agence Créative on Vimeo.


VERNISSAGE JEUDI 12 MAI À 18:30

DEVANT L'HÔPITAL SAINT-ANDRÉ, PARVIS DE L'ÉGLISE SAINTE-EULALIE


Le titre de l'exposition Mélanocytodrome est né de l'association du vocable " mélanocyte ", cellules permettant la pigmentation de la peau et de " drome " du grec dromos, course. 


La peau, organe frontière et sensoriel est l'objet de désirs, de rejets, d'études et même de classifications. 

Sujet vertigineux ! Dans son ouvrage Le moi-peau Didier Anzieu théorise : " La peau fonde la possibilité même de la pensée ". Il développe le concept du moi-peau comme support d'analyse pour penser la construction psychique de l'individu. Anzieu déplie l'enveloppe, les mécanismes et les passages entre l'extérieur et l'intérieur physiques et métaphoriques. Le " moi-peau " fait signe par ce trait d'UNION qui Re-lie le corps et la psychè.


Le Mélanocytodrome est ainsi pensé comme une œuvre dépliant la singularité physique et sémantique de cet organe livré au regard. Il propose une interprétation sensible et rizhomique en constante mutation et en relation avec ses représentations, ses histoires. À l'image de ce tégument, il se régénère en permanence, se transforme, converse implicitement et sensitivement avec son environnement.


À l'intérieur de l'œuvre, l'artiste a conçu un dispositif nommé Révélateur, réalisé au sein de l'Atelier de menuiserie de l'hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux. Celui-ci est composé d'un meuble muni d'une lumière noire faisant référence à la lampe de Wood utilisée pendant les consultations. Sa fonction est ici détournée. Habituellement utilisée pour diagnostiquer la maladie ou son état, la lumière noire révèle le dialogue qu'entretiennent les personnes atteintes du vitiligo avec leur condition, au sein de l'environnement social et culturel actuel. Des fiches sérigraphiées blanc sur blanc sont à disposer sur les coussins du Révélateur pour lire leur contenu. Toujours à l'intérieur du Mélanocytodrome, un travail sonore diffuse un montage des différents moments et documents enregistrés tout au long du temps de résidence, dont les archives sonores de la journée Petites secousses de l'épiderme3. 


À l'extérieur, une installation plus ludique propose un espace pour le corps par l'appropriation des mélanocytes représentés en version macroscopique. Le Mélanocytodrome se couvre de ces cellules pigmentées par la lampe de Wood. Certaines peuvent être saisies par le public afin qu'il se les approprie. Chacun est également invité à en produire et symboliquement à prendre part à leur prolifération.


Le Mélanocytodrome est une œuvre conceptuellement toujours active ; Le Révélateur est ouvert à la réception de témoignages, les mélanocytes sont destinés à proliférer avec l'implication du public, l'espace sonore à être alimenté au fur et à mesure du déplacement de l'œuvre.


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PROJET RÉALISÉ DANS LE CADRE D'UNE RÉSIDENCE D'ARTISTE AU CHU DE BORDEAUX, SERVICE DE DERMATOLOGIE, CENTRE DE RÉFÉRENCE DU VITILIGO EN FRANCE. 

Ce projet est porté par l'Agence Créative et reçoit le soutien de l'Association Française du Vitiligo, du CHU de Bordeaux et du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Aquitaine, de l'Agence Régionale de Santé Aquitaine et de la Région Aquitaine, dans le cadre du programme régional Culture et Santé 2015. 


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CONTEXTE DE RECHERCHE ET DE CRÉATION : UNE RÉSIDENCE D'ARTISTE AU CHU DE BORDEAUX

En juin 2013, l'Association Française du Vitiligo1 et le Dr Khaled Ezzedine contactent Sarah Connay pour la réalisation d'une œuvre autour de cette maladie. L'artiste décide d'assister aux consultations, avec l'accord des patients avant d'accepter de travailler sur le sujet. Un premier temps de recherche est enclenché.


L'artiste engage un travail de réception et de témoignages avec les personnes atteintes de Vitiligo, d'observation et de recherche sur la représentation des différents univers médicaux, sociaux, historiques et intimes entourant cette maladie.

Le vitiligo provoque des tâches blanches à la surface de l'épiderme. Ces marques visibles et affichantes sont la cause d'un préjudice secondaire important : l'impact psychologique. En premier lieu, le projet se construit autour de ces répercussions invisibles et sur les sentiments qui traversent les personnes atteintes de vitiligo. Mais encore, l'identité, l'altérité, le lien peau et psyché et l'image du corps dans la société contemporaine, sont autant de sujets que cette maladie met en exergue.


L'œuvre Mélanocytodrome prend naissance en avril 2015 avec la toute première résidence d'un artiste plasticien dans les sous-sols de l'hôpital Saint-André à Bordeaux, centre de référence du vitiligo en France. La plasticienne Sarah Connay entreprend alors de construire une installation spécifique et dédiée au projet dans l'enceinte de l'hôpital afin de permettre une lecture publique sur le travail de recherche et de création. Durant une année, elle instaure un lieu d'échanges, de production, de documentation et des dates de rencontres. Cette résidence/œuvre ouverte est un outil immersif, modulable en fonction de la progression du travail, permettant aux patients, personnels du CHU et au public de 

s'impliquer ; c'est-à-dire de s'engager dans le projet et d'être imbriqués dans l'œuvre.

Ainsi l'outil Résidence d'Artiste permet non seulement d'appréhender le sujet mais surtout de l'inventorier, de l'interroger strate par strate et de créer un dialogue entre l'artiste, le public et les personnes atteintes

 

 

 



 




 
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