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EGOUNGOUN OU L’ESPRIT DES DÉFUNTS  

Léonce Raphael Agbodjelou et Pierre Verger  
     
VERNISSAGE JEUDI 8 OCTOBRE 2015 À 18H30 - Exposition du 05 octobre au 15 novembre 2015 Place Pey-Berland à Bordeaux Tram B - Arrêt Hôtel de Ville 


Commissaire d’exposition : Florent Mazzoleni 
Dans le cadre de NOVART 2015 et de la Saison africaine, avec le soutien de la ville de Bordeaux. 

Télécharger le dossier de presse
Télécharger les photographies de Léonce Agbodjelou, série Egoungoun 2015 (Autres photos à la demande de Pierre Verger et Léonce Agbodjelou)

Contacts Presse:
Nadia Russell: 06 63 27 52 49
Florent Mazzoleni: 06 80 18 06 61

"Egoungoun ou l’esprit des défunts propose une expérience pluridisciplinaire saisissante autour du profane et du sacré dans la culture béninoise passée et contemporaine. Elle s’articule autour de la figure centrale de l’Egoun ou Egoungoun. Dans la culture yoruba du sud du Bénin, ces personnages représentent l’esprit des défunts. Ils ne sortent que le jour, lors de rares cérémonies consacrées à la mémoire des ancêtres. Leurs costumes bigarrés et recherchés, dans lesquels la peau n’est jamais apparente, sont de véritables oeuvres d’art, conçues parfois sur plusieurs années. Ces costumes sophistiqués trouvent des résonances naturelles dans certaines tenues des cérémonies de candomblé à Bahia, dans l’apparat de la santeria cubaine ou encore chez les Mardi Gras Indians de La Nouvelle-Orléans.

Ces correspondances entre rites africains originels et cérémonies des diasporas de l’atlantique noir illustre une force émotionnelle rare. Profonde et intense, elle a été magnifiée par le travail photographique de Léonce Agbodjelou et de Pierre Verger. Ce contraste entre couleur et noir et blanc, entre passé et présent, entre tradition et modernité renvoie à une forme d’afro-futurisme, sublimée par le faste extravagant du costume egoungoun.

Cette exposition dans la Galerie TINBOX mobile rassemble un costume de cérémonie original à usage unique et des photographies couleur en grand format de Léonce Agbodjelou qui seront mises en abime avec des photographies en noir et blanc de l’anthropologue Pierre Verger consacrées aux mêmes cérémonies et costumes à soixante-dix ans d’intervalle. Verger fut le premier à documenter ce culte yoruba consacré aux défunts à la fin des années 1940. Un enregistrement sonore d’une cérémonie egoungoun réalisé par Gilbert Rouget sera par ailleurs diffusé dans la galerie tout au long de cette exposition consacrée à l’esprit de ces défunts que nous n’avons pas connus. "
Florent Mazzoleni
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CONFÉRENCE ET DJ SET
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MUSIQUES DU BÉNIN ET DU TOGO, POLYRYTHMIES VAUDOU FUNK
par Florent Mazzoleni
Jeudi 8 octobre 2015, au marché Victor Hugo (voir horaire programme NOVART)

Le Bénin possède de solides traditions musicales, notamment en ce qui concerne les cérémonies liées au culte des ancêtres et des esprits, des rites de transe merveilleusement décrits et photographiés par les ethnologues Pierre Verger et Gilbert Rouget. Ces cérémonies vaudou, dont le pays est le berceau, se distinguent notamment par leurs polyrythmies, qui mêlent cloches, hochets, incantations ou tambours.
L’euphorie des années d’indépendance est mise en musique par des orchestres en partie influencés par les formations de danse ghanéennes qui sillonnent alors toutes les grandes villes du Golfe du Bénin, du Nigeria jusqu’au Liberia. Les disques ghanéens et ceux de leurs collègues nigérians trouvent logiquement leur place sur les platines des bars, clubs et foyers des familles aisées du Bénin et du Togo.
A Cotonou, mais aussi à Porto Novo, Ouidah, Abomey, Parakou, Djougou ou Bohicon, les années d’indépendance voient la naissance d’artistes et d’orchestres modernes. Ceux-ci font fusionner les riches traditions locales avec les rythmes afro-cubains, les ellipses funk américaines avec la candeur des yéyé françaises alors que les guitares électriques convolent avec des sections de cuivres étoffées.
Un seul orchestre, immense, peut-être l’une des plus grandes formations de tout le continent africain, le Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo est responsable à lui seul de la modernisation de la musique béninoise. Il a accompagné la plupart des artistes béninois, mais aussi ceux des pays voisins. Il mérite une place de choix dans cette conférence sur l’histoire musicale béninoise.
Florent Mazzoleni


 
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