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RETURN OF THE WEALTHY GIPSY 

MAX BOUFATHAL
     
ÉTÉ MÉTROPOLITAIN, du 14 juin au 28 septembre 2014, exposition itinérante, sur la Communauté Urbaine de Bordeaux


Après l'exposition de Max Boufahal à Marseille pour le printemps de l'art contemporain, la galerie Tinbox mobile est heureuse de continuer son itinérance avec de nouvelles sculptures de l'artiste dans plusieurs villes et lieux de la Communauté Urbaine de Bordeaux. En septembre l'exposition circulera dans la nouvelle galerie Tinbox créée pour l'espace public avec le soutien de la Ville de Bordeaux, de la CUB et du Conseil Régional d'Aquitaine et de la DRAC Aquitaine.

Dans le cadre de ses projets transversaux, la galerie développe un partenariat avec Culture du coeur Gironde.


SAVE THE DATE: 
INAUGURATION
NOUVELLE GALERIE TINBOX
Vernissage mercredi 17 septembre à 18h30
Exposition du 25 au 26 septembre 2014
Place Camille Julian à Bordeaux

RETURN OF THE WEALTHY GIPSY / MAX BOUFATHAL - GALERIE TINBOX / ÉTÉ MÉTROPOLITAIN 2014 from L'Agence Créative on Vimeo.



KEEPING ART WORLD UNDER CONTROL 

Nadia Russell 



Les sculptures de Max Boufathal ne sont que la partie immergée d’une organisation complexe où galeristes, collectionneurs, critiques, médias, éditeurs ou publics sont les membres officiels ou officieux d’un système invisible qui, selon l’artiste, fait œuvre. Pour lui, l’art est une question de pouvoir, une mafia, l’obligeant à en imiter les codes et les rouages « afin que la création soit le reflet fidèle de notre société ». Les réseaux de l’art nourrissent cette œuvre vivante qui grandit patiemment de jour en jour comme une armée.


Ses œuvres physiques, souvent de grandes tailles, sont à l’image de ce projet global. Il est  matérialisé par des sculptures à la force haptique. La splendeur des êtres qu’il imagine et les matériaux familiers qu’il utilise (plastiques, bois, cannettes, couvertures de survie, linoleum…) sont en effet un piège pour notre regard qui se laisse happer par l’enveloppe colorée des créatures ou des objets, avant d’être pris au piège par tout un univers. Ses sculptures hybrides se nourrissent aussi bien de cultures archaïques que de cultures contemporaines et unissent savoir faire ancestraux et matériaux contemporains. Tel un maître de la Renaissance, Max Boufathal est à la fois artiste et artisan, chercheur et technicien. Ses dessins vectoriels en témoignent, entre planches anatomiques, dessins d’ingénieurs, schémas d’entreprises, ils nous informent sur le processus de construction de chacune de ses pièces. 


Il fait des listes. Listes précises d’une œuvre infinie constituée des sculptures qu’il réalisera dans sa vie et dont une infime partie est réalisée à ce jour. Toutes sont nommées, toutes ont un prix déterminé à l’avance. Hell Horses, Raging Bulls, New Bettles, Flying Mice, To Kill Men, The fantastic twelve… Cet inventaire d’œuvres est ensuite rangé dans les salles d’un musée imaginaire. La salle des armes, la salle des animaux, la salle des masques, la salle des surhommes… Artistes, militants politiques et people actuels, armes, animaux et divinités surnaturelles s’invitent dans sa collection. 


The Fighting Solar Bros (Jimi Hendrix, Marvin Gaye et James Brown) et The Furious Snakes (Marcus Garvey, Malcom X et Martin Luther King Jr), trio de sculptures représentant des hommes noirs au physique surdéveloppé semblent prôner la supériorité de la race noire et métissée. Ses sculptures sont en effet issues d’un brassage génétique symbolique  et  d’un mélange culturel qui semble être, selon Max Boufathal, la seule  position de survie possible. L’esthétique tribale et guerrière se retrouve également dans ses masques réalisés en linoleum, Les Serments de Démocrite, qui empruntent des codes à l’art Africain. Les titres, parfois d’une grande violence et souvent très ironiques, nous amènent à poser un regard sur nos cultures contemporaines futiles et sur la fabrication des idoles qui sont des armes de crétinisation massive, comme Nicole Richie 1.8.7 ou Paris Hilton 1.8.7, symbolisées par des arbalètes en bois. Ses attirails de guerre sont là pour lutter contre les nuisibles à l’image de son coffret de flèches To kill Rats Rack N°0003 ou encore ses sculptures murales aux pointes tranchantes en scalpels To kill Dogs. Il nous prépare comme des « survivors » à affronter les mutations de l’homme dans un nouveau monde en pleine confusion. Cette armée est escortée par un bestiaire sélectif d’animaux aux physiques effrayants, comme The Massacror, chien en couverture de survie doré aux crocs acérés, ou The Small red Pack, caniches en sac poubelle rouge et à l’esthétique risible de prime abord mais sans doute tout aussi dangereux. D’autres sculptures peuvent faire penser à des divinités, à des attributs royaux d’où l’homme puise sa puissance mystique. Ghost of Christmas Future, Miami Thunders ou Fresh sont trois grands oiseaux iconiques avec un visage de femme noir dont les parures sont faites de plumes majestueuses en couverture de survie, tissus ou sacs poubelles colorés qui nous invitent à nous prosterner. Les sculptures Bear Rag N°0001 et N°0002, plus tribales, sont des peaux d’ours en bolduc noir et doré que l’on pourrait imaginer portées pour un rituel chamanique.


L’œuvre de Max Boufathal est une véritable armée en marche qui s’apprête à envahir le monde.


Nadia Russell

Directrice de L'Agence Créative / Galerie Tinbox

Avril 2014

  

PROGRAMME:

(Réalisée en partenariat avec Cultures du cœur Gironde)


Du 14 juin au 24 juin 2014

Vernissage le 14 juin de 11h à 19h

Place des Quinconces à Bordeaux

Espace TBC


Du 24 juin au 7 juillet 2014 (projet Culture du coeur Gironde)

Centre Estey Bègles

20 rue Pierre et Marie Curie

33130 Bègles

05 57 35 13 00


Du 7 au 31 juillet 2014 (Projet Culture du coeur Gironde)

OXYGÈNE

27 quai Richelieu

33000 Bordeaux

0556969663


Exposition du 11 au 25 août 2014  (Projet Culture du coeur Gironde)

ROSA PARKS

19 rue des Etuves

 33000 Bordeaux

0556443755


Exposition du 15 au 26 septembre 2014, dans l’espace public

NOUVELLE GALERIE TINBOX

Vernissage mercredi 17 septembre à 18h30

Place Camille Julian à Bordeaux


 


 
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